Le message du Doyen

Il y a quelques jours à peine, quelqu’un me demandait : « Qu’est-ce qu’il y a au-dessus de doyen pour que vous puissiez encore monter en grade ? »  Cette question m’a souvent été posée depuis que je suis à Messancy. --> lire la suite

Présentation

Le Doyenné se situe dans le sud de la Province belge de Luxembourg. Il couvre les communes de Messancy, d'Aubange et une grande partie de la commune de Musson.

Il fait partie de la Lorraine belge et du Diocèse de Namur. --> lire la suite

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Doyenné de Messancy

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Unité Pastorale Saint Paul en Lorraine

Secteur de

Aubange

Unité pastorale Notre-Dame des Cuestas

Elle est réveillée*

 

Cher lecteur et chère lectrice sachant lire même entre les lignes, c’est la grande fancy-fair en Chine cent ans après le début du PCC. Le plus puissant parti du monde s’autocélèbre en grandes pompes. Le coup d’œil en vaut la peine : voir ces foules colorées réalisant de belles figures mouvantes.

 

Cela me rappelle les fêtes du séminaire de Bastogne des années 50 où nous défilions dans la grand- rue en chemises blanches ornées d’un écusson. Au pas camarade, au pas … Sur la place du ‘carré’ devenue la place Mac- Auliffe, en haut de la ville nous réalisions une démonstration de gymnastique de masse soutenue par une musique qui n’était pas de la Hi-Fi. Il y avait la gymnastique d’élite soutenue par le préfet qui la nommait « ma gym ». Table de saut réglable pour la haute voltige et pyramide humaine où le plus léger se hissait au sommet en escaladant ses camarades. Je vois encore les photos au bord crénelé. Tout cela faisait partie de l’image de la ‘maison’ à promouvoir.

 

Mais revenons à la Chine qui se veut l’empire le plus puissant de la terre et prend tous les moyens pour y arriver. Tous ces beaux défilés ne vous rappellent-ils pas les célébrations nazies qui ont précédé la deuxième guerre mondiale ? Volonté de puissance, élimination des opposants dans les camps, pensée unique, conquêtes bien orchestrées pour envahir le monde. Fausse image d’une humanité en quête d’unité, nouvelle tour de Babel qui, un jour s’écroulera comme toutes les autres. Les empires les plus puissants, même s’ils durent mille ans, tomberont car la liberté humaine est plus forte que toutes les dictatures.

 

Dommage que les hommes deviennent amnésiques. Relisons le livre de Daniel où nous voyons un petit caillou qui fait tomber l’orgueilleuse statue au pied d’argile. J’avais un vieux cousin Félicien Guillaume qui, si mes souvenirs sont exacts, voulait apprendre à piloter un petit avion pour échapper au péril jaune en allant en Angleterre !

 

Que le Ciel nous tienne en espérance ! En attendant, travaillons, prions et soyons joyeux comme le suggérait St Benoit et que le ciel nous tienne en joie. Pas facile de guérir cette déprime ambiante !

Le maraudeur.

*Alain Peyrefitte avait écrit en 1973

 ‘Quand la Chine s’éveillera’

« Respirer notre vie »

Tel est le titre d’un livre poème écrit par Frère Bernard-Joseph de l’abbaye d’Orval, un livre qui nous invite à être à l’écoute de notre respiration, de notre souffle. Edité en avril 2018, ce recueil est d’autant plus précieux aujourd’hui qu’il met en lumière ce miracle, cette merveille qu’est notre « respir ».

 

La question de la respiration est très actuelle et la crise sanitaire met en évidence son importance vitale. Respirer, c’est quelque chose d’instinctif, de naturel, sauf lorsqu’on s’aperçoit qu’on respire mal ou que, confronté à une épreuve, on nous dit : « Respire un bon coup », pour reprendre courage. Ce mouvement de la vie même, inspirer, expirer, s’est vu malmené, tant par un virus que par un rythme de vie effréné qui n’a fait que s’intensifier au fil du temps. Ici et là fleurissent des techniques pour apprendre à maîtriser sa respiration, notre souffle ne serait-il donc que cette quinzaine d’inspirs-expirs que nous produisons chaque minute et qu’il nous faut travailler pour respirer plus librement ?

 

En ce printemps, j’ai pu rejoindre l’abbaye d’Orval et participer aux journées de ressourcement qui avaient pour thème : « Corps vivant, Corps présent, Corps priant ». Frère Bernard-Joseph nous suggère de creuser en profondeur pour que s’ouvre en nous « un autre espace » qui nous donnera de respirer, de vivre au large, d’être conscient du souffle pour accueillir la vie avec gratitude. Il nous invite à entrer dans cette joie du souffle par la poésie et la découverte d’auteurs qui expriment ce qui est essentiel au cœur de l’être humain.

 

Orval, avec une joie immense, je retrouve cet espace de beauté ! Pouvoir à loisir admirer, contempler, regarder, écouter … « sans bruit », le frémissement du vent jouant dans les feuilles des arbres, la joie mélodieuse du merle au lever du jour ! Oui, il est possible de respirer la beauté du monde ! S’asseoir, se laisser habiter par ce souffle intérieur qui vous soulève, vous bouleverse et vous rejoint au plus profond. Le silence m’apaise, me nourrit, m’aide à écouter … Dieu est discret, il est là dans le « murmure d’une brise légère ». Dans nos vies envahies par le bruit et les vertiges, le silence est une richesse.

 

Les espaces de prière … De vastes nefs où s’égrènent les versets des psaumes, pour donner de la respiration à nos cœurs … La grande cour qui vous ouvre les bras, un jardin de pierre ou une chapelle, une halte auprès du grand chêne à la tombée du jour, autant de lieux qui invitent au « respir »

Respirer et prier, vraiment ? Voici ce que nous dit le jésuite Dominique Salin : « La vie spirituelle est d’abord une affaire de respiration, de souffle. Prier, c’est d’abord apprendre à respirer, au sens propre et au sens imagé du mot : se défaire du stress, de l’essoufflement qui est, peu ou prou, le lot de chacun d’entre nous. Prier, ce n’est pas seulement enchaîner des mots, c’est reprendre son souffle, le laisser s’accorder au rythme, aux pulsations de l’Esprit. »

Quelques mots encore glanés dans le livre de Frère Bernard-Joseph :

Je respire        merveille        grâce              Ça respire en moi        

Le Souffle        le Vivant respire en moi        Respir      invisible prière

 

Puis-je souhaiter à chacun, à chacune de cultiver cette respiration ? Respirer, dans tous les sens du terme : air, bienveillance envers soi, les autres et tout ce qui nous entoure, beauté, spiritualité, autant de fragments qui font notre humanité.

Marie-Thérèse Kirsch

Aubange

 

Le Baiser

Il est menacé de disparaître de la surface de la terre. Parce que du jour au lendemain, il est devenu potentiellement mortel. Pourtant, il est né avec l'homme, l'accompagne depuis ses origines et ne l'a jamais quitté depuis. Il participe d'ailleurs à sa manière à la perpétuation de la race humaine. Sans lui, le monde ne sera plus jamais le même. Il perdra en beauté, en tendresse et en joie.

 

Celui qui est sérieusement menacé d'extinction, c'est le baiser. Celui que l'on échange pour se saluer, celui qui claque et qui résonne.

 

…Oui, un baiser, même déposé sans y penser sur la joue de celui que l'on croise, parle à notre âme. Il nous dit d'approcher jusque dans le périmètre vital de l'autre, cet espace où vibrent la respiration et les battements du cœur. Il nous engage physiquement et nous lie bien plus qu'une main tendue. Même si Judas en a fait le signe d'une trahison, un baiser traduit surtout notre affection notre amitié, notre amour, bien sûr. Je souris en voyant les gestes compliqués qu'inventent les jeunes pour se saluer. Claquements de paume et de dos de la main, poing contre poing, coude à coude. Les émois de l'adolescence, bien plus que la peur de se transmettre un virus, les empêchent de s'embrasser, sinon de dire des sentiments naissants.

 

Aujourd'hui, le baiser a cédé la place, contraint et forcé, à la distanciation sociale et aux gestes barrières. A nous de trouver la manière de laisser notre âme s'exprimer pour rejoindre l'autre sans s'approcher. Et que chacun ressente au fond de lui ce baiser qui ne peut être donné.

Anna-Dauphine Julliand,

journaliste et écrivain,

in Panorama, juin 2020, p. 58

 

NOËL AU TEMPS DU COVID 19

 

Il n’y aura pas de Noël ?

Bien sûr qu’il y en aura un !

Plus silencieux et plus profond,

Plus semblable au premier Noël,

quand Jésus est né,

Sans beaucoup de lumières sur la terre,

Mais avec l’étoile de Bethléem,

Les routes clignotantes de la vie

dans son immensité.

Pas d’impressionnantes parades royales,

Mais avec l’humilité des bergers

à la recherche de la Vérité.

Sans grands banquets,

Mais avec la présence

d’un Dieu tout puissant.

 

Il n’y aura pas de Noël ?

Bien sûr qu’il y en aura un !

Sans que les rues ne débordent,

Mais avec un cœur ardent pour

Celui qui est sur le point d’arriver.

Pas de bruit ni de tintamarres,

Réclamations ou bousculades...

Mais en vivant le Mystère,

Sans peur du «Covid-Hérode»,

Lui qui prétend nous enlever

le rêve de l’attente.

Il y aura Noël

Parce que DIEU est de notre côté.

Et nous partagerons,

comme le Christ l’a fait dans une crèche,

Notre pauvreté, notre épreuve, nos pleurs,

Notre angoisse et notre condition d’orphelin.

Il y aura Noël

Parce que nous avons besoin

De cette lumière divine

au milieu de tant de ténèbres.

Le Covid-19 ne peut jamais atteindre

le cœur et l’âme

De ceux qui, dans le ciel,

mettent leur espoir et leur idéal.

Il y aura bien Noël !

Nous chanterons des chants de Noël !

Dieu naîtra et nous apportera la liberté !

Père Javier Leoz, à Pampelune (Espagne)

Poème approuvé par le Pape François

qui a téléphoné à l’auteur pour le féliciter

 

A chaque naissance, quelque chose d'uniquement neuf arrive au monde.

Hannah Arendt

 

Celui qui monte ne s’arrête jamais d’aller

de commencement en commencement

par des commencements

qui n’ont jamais de fin.

Jamais celui qui monte n’arrête son désir

à ce qu’il connait déjà ;

mais s’élevant successivement,

par un autre désir à nouveau plus grand,

à un autre désir supérieur encore,

l’âme poursuit sa route vers l’infini

à travers des ascensions

 toujours plus hautes.

Grégoire de Nysse

La rose avec ses épines

 

En début d’année, il semblerait qu’une fée se penche sur nos vies pour les transformer d’un coup de baguette magique. On nous souhaite de de réussir tous nos projets, d’atteindre une félicité familiale, sentimentale, professionnelle, de déployer notre potentiel… Pleins de bonnes intentions, ces vœux mettent l’accent sur une certaine performance. Ils me donnent l’impression de vouloir faire table rase des échecs ou des aléas de la vie. Dans les cotillons du 31, on enterre une année pour en ouvrir une « toute neuve » sans nulles traces rugueuses de l’ancienne. Je préfère des vœux humbles qui prennent en compte la rose avec ses épines : ils savent qu’il suffit d’une journée de pluie ou de forte chaleur pour que ses pétales perdent leur fraîcheur, mais qu’un doux soleil rasant saura les ranimer.

Un premier janvier, assise sur un muret le long d’une plage à Biarritz, je méditais ainsi sur l’année à venir. Le va-et-vient incessant de la mer m’invitait à la patience, la force de la houle à l’action. Des surfers, agiles et audacieux, s’élançaient dans les vagues. Je les apercevais ramer des bras puis glisser debout sur la vague jusqu’à ce que celle-ci roule et s’évanouisse avec fracas. Parfois, l’un d’eux ratait son mouvement, tombait, se relevait. Le grondement de l’océan cédait peu à peu la place au son pétillant de l’écume : « Pchiiitt. » Et un nouveau cycle reprenait. Je restais ainsi une heure durant, fascinée.

Que sera cette année ? Quels seront ses creux et les moments où, confiante, j’avancerai, portée par le courant ? Comme tout commencement, un début d’année est une promesse exaltante et fragile. Sur le seuil, nous nous tenons en équilibre, les deux pieds dans l’aujourd’hui, des désirs dans le cœur et des projets plein la tête. Peut-être une épreuve tenace nous colle-t-elle aux basques, les nouvelles du monde nous font craindre le pire… Il nous faut plonger. En 2020, je vous souhaite d’avoir l’âme en veille par tous les temps, de goûter le beau, le bien, le vrai. Bonne Année !

Florence Chatel,

Journaliste spécialisée dans le handicap

Insomnie

 

Cher lecteur (trice),

sachant lire même entre les lignes, que fais-tu quand tu souffres d’insomnie ?

 

Certains de lèvent et vont au frigo comme Louis de Funès dans la Grande Vadrouille. Certaines femmes se mettent à faire le ménage, repasser ou commencer une lessive. Tu peux aussi continuer la lecture d’un livre. On peut se retourner en cherchant le sommeil, remettre la couette qui est tombée (toujours du même côté !), regarder la télé.

 

Moi je pousse le bouton de mon vieux transistor pour écouter des anciennes émissions qui repassent sur antenne avec l’équipe de nuit. Quand ce n’est pas intéressant je replonge dans l’obscur silence. Alors « ça tourne dans la tête » ; les idées sont noires la nuit et les événements remémorés prennent des proportions exagérées.

 

Certain(e)s égrènent le chapelet et se rendorment. La « bonne Mère » leur chante une berceuse. Lorsque la radio parle, il arrive de rêver en écoutant les paroles ; l’image est sonorisée. Et si vous voulez intervenir dans la conversation ils ne vous écoutent pas et vous pouvez râler en dormant.

 

Vous connaissez l’histoire du dormeur qui ronflait si fort qu’il est parti dormir dans la pièce à côté pour ne pas se réveiller ? Vous pouvez aussi faire de grands rêves et chercher à les interpréter.

 

Vous savez que Joseph a entendu des messages de Dieu dans ses rêves.

 

Peut-être que Dieu, ne pouvant plus nous rejoindre à cause du « boucan infernal » dans lequel nous sommes plongés, essaye de profiter du silence nocturne pour nous chuchoter un petit mot à l’oreille. Alors nous nous réveillons en joie. Il paraît que la nuit porte conseil. Charles Péguy fait dire à Dieu : je n’aime pas celui qui ne dort pas…

Le maraudeur. 

 

L'envol

Je ne l'ai pas vu grandir. La phrase est classique. Combien de parents la prononcent quand, tout à coup, ils s'aperçoivent que leur enfant est devenu un adulte? Je n'y croyais pas quad je l'entendais? Je pensais que c'était une simple façon de parler, une manière d'exprimer que le temps passait vite. Eh bien, je le dis moi aussi aujourd'hui, avec conviction: je n'ai pas vu mon fils aîné grandir.

 

Je l'ai vu pousser bien sûr au fils des années, je l'ai vu changer, gravir les marches de l'enfance et de l'adolescence. J'ai accompagné tous ses pas depuis les premiers. J'ai applaudi, tremblé, espéré, approuvé, aimé chacune de ces étapes. Mais je n'ai pas imaginé que cette époque se terminerait si vite.

 

A peine le bac en poche, il quitte la maison pour faire ses études supérieures dans une autre ville que la nôtre. Il se tient debout au bord du nid, les pattes solides et le regard déterminé. J'ai bien vu le duvet d'enfant qui persiste encore sous ses plumes de jeune homme. Et j'ai tendu la main pour le retenir, en murmurant: "Attends". Attends que je sois prête, que je sois forte, que j'aie grandi moi aussi dans mon cœur de maman.

 

J'ai été tentée de l'en empêcher, par peur. Non pas de ce qu'il allait faire et vivre, mais de son absence, du trou béant qu'il allait laisser dans la famille. De ce vide qui en fait resurgir d'autres, plus douloureux encore. J'aurais voulu orienter ses choix et contrecarrer ses projets pour qu'il reste avec nous, encore et encore.

 

Et puis, je me suis souvenue de l'enseignement de la vie de mes filles. Elles m'ont appris à lâcher prise. Lâcher prise, c'est sans doute la meilleure définition de la maternité. Alors, Gaspard, je lâche ta main, pour que tu voles de tes propres ailes aujourd'hui. Je ne m'éloigne pas, je ne recule pas d'un pas, c'est toi qui avance sur ton chemin. Je reste là à portée de bras; ces bras toujours grands ouverts pour t'accueillir et t'aimer.                                         

Anne-Dauphine Juliand,

journaliste et écrivain

« Articule fils ! »

Cher lecteur sachant lire même entre les lignes, pendant les études secondaires nous avions un professeur de diction qui nous apprenait à parler correctement  et qui nous disait souvent : articule fils ! C’était un cours bien utile qui n’existe plus. Nous avons de la peine à parler pour être entendu et compris. Nous parlons trop vite en éludant beaucoup de syllabes en ne séparant pas les mots. Cela donne une bouillie incompréhensible à voix basse qui ne passe même pas dans un micro. Même avec de bonnes oreilles beaucoup de mots sont inaudibles. Il nous faut apprendre à parler. Souvenons- nous de J. Brel qui prononçait ses textes de façon tellement claire. Certains chanteurs actuels au débit rapide sont masqués par une musique bruyante. Peut-être estiment-ils que leurs paroles ne valent pas la peine d’être comprises? Les anciens orateurs ne disposaient pas d’amplificateurs mais quelle puissance vocale ! St Antoine de Padoue qui avait dû remplacer au pied levé un célébrant malade abandonna son balai pour improviser un sermon. Ce fut le début de neuf années de prédication qui rassembla des foules. Quand il arrivait toutes les activités s’arrêtaient, les échoppes fermaient et on allait écouter ce petit homme monté sur une estrade dans la campagne devant des milliers de personnes. Il est d’ailleurs mort assis sur une chaise à l’âge de 36 ans. Certains de ses sermons et écrits ont été conservés. Qu’il vous tienne en joie, pas seulement quand vous retrouvez vos clés !

Le maraudeur.

 

Merci à l’ami lointain

Cher lecteur sachant lire même entre les lignes, un vieux sage, Georges N, disait: « Il faut être mort pour être louangé et être marié pour être critiqué. » C’est vrai.

On dirait qu’aux funérailles  il y a une inflation de louanges émues qui veulent peut-être compenser l’indifférence routinière quotidienne. Une dame souvent seule en maison de repos a écrit : « Pourquoi viendriez- vous me voir maintenant que j’ai les yeux fermés alors que vous n’êtes pas venus quand je les avais ouverts et que je pouvais vous voir ? » Elle a voulu être enterrée dans la plus stricte intimité. C’est pourquoi je veux m’adresser à un vivant, Jürgen Motmann  pour lui dire un chaleureux merci.  C’est le plus grand théologien que j’ai rencontré dans ma vie. Je ne l’ai jamais vu mais en lisant ses livres je me sens étrangement proche. Quand je suis « dans le brouillard » il suffit que j’aille piocher dans son œuvre pour que le soleil se lève. Il y a peu de rencontres de cette qualité dans la vie. Quel souffle dans ses écrits et ceux d’Elisabeth Wendel, son épouse ! Né en 1926, il a été enrôlé dans la FLAK (DCA), et a vécu des moments d’enfer dans le régime nazi. Prisonnier en Belgique et en Ecosse il s’est converti en lisant la bible. Il dit : « ce n’est pas moi qui ai découvert le Christ, c’est lui qui m’a trouvé. » Sa pensée théologique est riche, mouvante avec la vie, biblique, œcuménique, panoramique, cohérente  et riche de contacts de toutes sortes. Avec lui nous pouvons revisiter notre vieux « credo ». Je ne sais pas en dire plus ici mais j’espère voir un jour ce grand théologien de l’Espérance puisque nous sommes dans le même Christ pour toujours. Que le ciel nous tienne en joie, lui qui nous donne de tels témoins ! Il a écrit un livre traduit en français : De commencements en recommencements, une dynamique d’espérance, aux éditions Empreinte.

Pour vous requinquer dans la foi qui fréquentez-vous ? 

Le maraudeur.

 

C'est le jeûne qui fait le saint,

et la sobriété, l'homme de bon sens.

Jules Renard (1864-1910)

 

C'est vrai, Dieu meurt de froid.

Il frappe à toutes les portes, mais qui ouvre jamais?

La place est prise.

Par qui? Par nous-mêmes.

Julien Green (1900-1998)

Devant la porte sombre

 

Pendant un instant inépuisable,

je me suis assis près de la neige.

L'âme qui me servait de refuge

s'évanouit et devint une immensité

appuyée sur l'immensité.

La perfection affluait

et renonçait à tout recours

à la réflexion.

La neige était à un doigt

de renoncer à être neige.

François Jacqmin (1929-1992)

Poète belge

"Le livre de la neige"

 

Dieu est pour moi ce qu'il y a de plus "réconfortant".

C'est avec Dieu que je me sens "le plus au chaud.

Avec Dieu, je ne m'ennuie jamais, je n'ai jamais froid".

Vassili Rozanov (1856-1919) Ouvres choisies

 

« Je vire de mes pages facebook  ceux qui ridiculisent la religion ».

Marylène Bergmann 

Sa foi, Marylène n’a jamais songé à la cacher : « Certes, j’arbore des colliers avec une croix, je poste sur Facebook - il s’agit de pages personnelles - des photos d’endroits religieux que j’affectionne mais je ne fais pas de prosélytisme. Je discute de ce sujet avec qui le désire, y compris avec des juifs et des musulmans tolérants. Je refuse en revanche les échanges avec des esprits bornés, parfois haineux, les ultra-laïcs qui veulent bannir les crèches des lieux publics, qui ont dans le collimateur tout ce qui porte une croix et qui souhaitent même voir enlever la croix de l’emblème de la… Croix-Rouge ! Faudrait se calmer, quand même ! J’avoue que je n’hésite jamais à virer de mes comptes Facebook (10000 abonnés) les gens qui se permettent des commentaires grossiers et vulgaires à propos de la religion qu’ils cherchent ainsi à ridiculiser.

 

Paru dans « Le Soir Magazine »

Il est préférable d'empêcher un ami de tomber  que de l'aider à se relever.

Sagesse populaire

Laissons-nous traverser, avec une délicatesse infinie, ouverts dans le silence vivant, sans hargne. Nous ferons l'expérience alors que peu importent nos forces: la Sienne suffit. La Sienne suffit à faire terre pour nos coeurs déracinés. Et à nous rendre le Ciel.

 

Marie-Laure Choplin, Un cœur sans rempart 

Le beau est une graine en attente d'un regard qui le fera surgir, fleurir.

Les êtres et l'univers patientent en l'espérant.

 

Colette NYS-MAZURE, Secrète présence

Le temps n'est pas une courbe lisse

mais une série de cahots, de bonds et de pauses.

 

Niall Williams, Quatre lettres d'amour,  éd. Héloïse d'Omesson 

Il en faut pas prendre les enfants du Bon Dieu pour des canards sauvages

 

Proverbe français

 

L'homme est ce qu'il devient…

Dieu nous a donné à notre naissance une trame.

A nous de tisser notre drap, le plus fin

et le plus résistant possible.

Michel Peyramaure, écrivain

 

C'est quoi une vie d'homme ?

C'est le combat de l'ombre et de la lumière.

C'est une lutte entre l'espoir et le désespoir,

entre la lucidité et la ferveur.

Je suis du côté de l'espérance,

mais d'une espérance conquise, lucide,

hors de toute naïveté ?

Aimé Césaire (1913-2008)

Nous vous souhaitons la bienvenue sur le site du Doyenné de Messancy.