Le message du Doyen

Il y a quelques jours à peine, quelqu’un me demandait : « Qu’est-ce qu’il y a au-dessus de doyen pour que vous puissiez encore monter en grade ? »  Cette question m’a souvent été posée depuis que je suis à Messancy. --> lire la suite

Présentation

Le Doyenné se situe dans le sud de la Province belge de Luxembourg. Il couvre les communes de Messancy, d'Aubange et une grande partie de la commune de Musson.

Il fait partie de la Lorraine belge et du Diocèse de Namur. --> lire la suite

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Accueil

Doyenné de Messancy

Unité Pastorale Saint Paul en Lorraine

Secteur de

Aubange

Secteur de

Halanzy-Musson

 Insomnie

 

Cher lecteur (trice),

sachant lire même entre les lignes, que fais-tu quand tu souffres d’insomnie ?

 

Certains de lèvent et vont au frigo comme Louis de Funès dans la Grande Vadrouille. Certaines femmes se mettent à faire le ménage, repasser ou commencer une lessive. Tu peux aussi continuer la lecture d’un livre. On peut se retourner en cherchant le sommeil, remettre la couette qui est tombée (toujours du même côté !), regarder la télé.

 

Moi je pousse le bouton de mon vieux transistor pour écouter des anciennes émissions qui repassent sur antenne avec l’équipe de nuit. Quand ce n’est pas intéressant je replonge dans l’obscur silence. Alors « ça tourne dans la tête » ; les idées sont noires la nuit et les événements remémorés prennent des proportions exagérées.

 

Certain(e)s égrènent le chapelet et se rendorment. La « bonne Mère » leur chante une berceuse. Lorsque la radio parle, il arrive de rêver en écoutant les paroles ; l’image est sonorisée. Et si vous voulez intervenir dans la conversation ils ne vous écoutent pas et vous pouvez râler en dormant.

 

Vous connaissez l’histoire du dormeur qui ronflait si fort qu’il est parti dormir dans la pièce à côté pour ne pas se réveiller ? Vous pouvez aussi faire de grands rêves et chercher à les interpréter.

 

Vous savez que Joseph a entendu des messages de Dieu dans ses rêves.

 

Peut-être que Dieu, ne pouvant plus nous rejoindre à cause du « boucan infernal » dans lequel nous sommes plongés, essaye de profiter du silence nocturne pour nous chuchoter un petit mot à l’oreille. Alors nous nous réveillons en joie. Il paraît que la nuit porte conseil. Charles Péguy fait dire à Dieu : je n’aime pas celui qui ne dort pas…

Le maraudeur. 

 

L'envol

Je ne l'ai pas vu grandir. La phrase est classique. Combien de parents la prononcent quand, tout à coup, ils s'aperçoivent que leur enfant est devenu un adulte? Je n'y croyais pas quad je l'entendais? Je pensais que c'était une simple façon de parler, une manière d'exprimer que le temps passait vite. Eh bien, je le dis moi aussi aujourd'hui, avec conviction: je n'ai pas vu mon fils aîné grandir.

 

Je l'ai vu pousser bien sûr au fils des années, je l'ai vu changer, gravir les marches de l'enfance et de l'adolescence. J'ai accompagné tous ses pas depuis les premiers. J'ai applaudi, tremblé, espéré, approuvé, aimé chacune de ces étapes. Mais je n'ai pas imaginé que cette époque se terminerait si vite.

 

A peine le bac en poche, il quitte la maison pour faire ses études supérieures dans une autre ville que la nôtre. Il se tient debout au bord du nid, les pattes solides et le regard déterminé. J'ai bien vu le duvet d'enfant qui persiste encore sous ses plumes de jeune homme. Et j'ai tendu la main pour le retenir, en murmurant: "Attends". Attends que je sois prête, que je sois forte, que j'aie grandi moi aussi dans mon cœur de maman.

 

J'ai été tentée de l'en empêcher, par peur. Non pas de ce qu'il allait faire et vivre, mais de son absence, du trou béant qu'il allait laisser dans la famille. De ce vide qui en fait resurgir d'autres, plus douloureux encore. J'aurais voulu orienter ses choix et contrecarrer ses projets pour qu'il reste avec nous, encore et encore.

 

Et puis, je me suis souvenue de l'enseignement de la vie de mes filles. Elles m'ont appris à lâcher prise. Lâcher prise, c'est sans doute la meilleure définition de la maternité. Alors, Gaspard, je lâche ta main, pour que tu voles de tes propres ailes aujourd'hui. Je ne m'éloigne pas, je ne recule pas d'un pas, c'est toi qui avance sur ton chemin. Je reste là à portée de bras; ces bras toujours grands ouverts pour t'accueillir et t'aimer.                                         

Anne-Dauphine Juliand,

journaliste et écrivain

« Articule fils ! »

Cher lecteur sachant lire même entre les lignes, pendant les études secondaires nous avions un professeur de diction qui nous apprenait à parler correctement  et qui nous disait souvent : articule fils ! C’était un cours bien utile qui n’existe plus. Nous avons de la peine à parler pour être entendu et compris. Nous parlons trop vite en éludant beaucoup de syllabes en ne séparant pas les mots. Cela donne une bouillie incompréhensible à voix basse qui ne passe même pas dans un micro. Même avec de bonnes oreilles beaucoup de mots sont inaudibles. Il nous faut apprendre à parler. Souvenons- nous de J. Brel qui prononçait ses textes de façon tellement claire. Certains chanteurs actuels au débit rapide sont masqués par une musique bruyante. Peut-être estiment-ils que leurs paroles ne valent pas la peine d’être comprises? Les anciens orateurs ne disposaient pas d’amplificateurs mais quelle puissance vocale ! St Antoine de Padoue qui avait dû remplacer au pied levé un célébrant malade abandonna son balai pour improviser un sermon. Ce fut le début de neuf années de prédication qui rassembla des foules. Quand il arrivait toutes les activités s’arrêtaient, les échoppes fermaient et on allait écouter ce petit homme monté sur une estrade dans la campagne devant des milliers de personnes. Il est d’ailleurs mort assis sur une chaise à l’âge de 36 ans. Certains de ses sermons et écrits ont été conservés. Qu’il vous tienne en joie, pas seulement quand vous retrouvez vos clés !

Le maraudeur.

 

Merci à l’ami lointain

Cher lecteur sachant lire même entre les lignes, un vieux sage, Georges N, disait: « Il faut être mort pour être louangé et être marié pour être critiqué. » C’est vrai.

On dirait qu’aux funérailles  il y a une inflation de louanges émues qui veulent peut-être compenser l’indifférence routinière quotidienne. Une dame souvent seule en maison de repos a écrit : « Pourquoi viendriez- vous me voir maintenant que j’ai les yeux fermés alors que vous n’êtes pas venus quand je les avais ouverts et que je pouvais vous voir ? » Elle a voulu être enterrée dans la plus stricte intimité. C’est pourquoi je veux m’adresser à un vivant, Jürgen Motmann  pour lui dire un chaleureux merci.  C’est le plus grand théologien que j’ai rencontré dans ma vie. Je ne l’ai jamais vu mais en lisant ses livres je me sens étrangement proche. Quand je suis « dans le brouillard » il suffit que j’aille piocher dans son œuvre pour que le soleil se lève. Il y a peu de rencontres de cette qualité dans la vie. Quel souffle dans ses écrits et ceux d’Elisabeth Wendel, son épouse ! Né en 1926, il a été enrôlé dans la FLAK (DCA), et a vécu des moments d’enfer dans le régime nazi. Prisonnier en Belgique et en Ecosse il s’est converti en lisant la bible. Il dit : « ce n’est pas moi qui ai découvert le Christ, c’est lui qui m’a trouvé. » Sa pensée théologique est riche, mouvante avec la vie, biblique, œcuménique, panoramique, cohérente  et riche de contacts de toutes sortes. Avec lui nous pouvons revisiter notre vieux « credo ». Je ne sais pas en dire plus ici mais j’espère voir un jour ce grand théologien de l’Espérance puisque nous sommes dans le même Christ pour toujours. Que le ciel nous tienne en joie, lui qui nous donne de tels témoins ! Il a écrit un livre traduit en français : De commencements en recommencements, une dynamique d’espérance, aux éditions Empreinte.

Pour vous requinquer dans la foi qui fréquentez-vous ? 

Le maraudeur.

 

C'est le jeûne qui fait le saint,

et la sobriété, l'homme de bon sens.

Jules Renard (1864-1910)

 

C'est vrai, Dieu meurt de froid.

Il frappe à toutes les portes, mais qui ouvre jamais?

La place est prise.

Par qui? Par nous-mêmes.

Julien Green (1900-1998)

Devant la porte sombre

 

Pendant un instant inépuisable,

je me suis assis près de la neige.

L'âme qui me servait de refuge

s'évanouit et devint une immensité

appuyée sur l'immensité.

La perfection affluait

et renonçait à tout recours

à la réflexion.

La neige était à un doigt

de renoncer à être neige.

François Jacqmin (1929-1992)

Poète belge

"Le livre de la neige"

 

Dieu est pour moi ce qu'il y a de plus "réconfortant".

C'est avec Dieu que je me sens "le plus au chaud.

Avec Dieu, je ne m'ennuie jamais, je n'ai jamais froid".

Vassili Rozanov (1856-1919) Ouvres choisies

 

« Je vire de mes pages facebook  ceux qui ridiculisent la religion ».

Marylène Bergmann 

Sa foi, Marylène n’a jamais songé à la cacher : « Certes, j’arbore des colliers avec une croix, je poste sur Facebook - il s’agit de pages personnelles - des photos d’endroits religieux que j’affectionne mais je ne fais pas de prosélytisme. Je discute de ce sujet avec qui le désire, y compris avec des juifs et des musulmans tolérants. Je refuse en revanche les échanges avec des esprits bornés, parfois haineux, les ultra-laïcs qui veulent bannir les crèches des lieux publics, qui ont dans le collimateur tout ce qui porte une croix et qui souhaitent même voir enlever la croix de l’emblème de la… Croix-Rouge ! Faudrait se calmer, quand même ! J’avoue que je n’hésite jamais à virer de mes comptes Facebook (10000 abonnés) les gens qui se permettent des commentaires grossiers et vulgaires à propos de la religion qu’ils cherchent ainsi à ridiculiser.

 

Paru dans « Le Soir Magazine »

Il est préférable d'empêcher un ami de tomber  que de l'aider à se relever.

Sagesse populaire

Laissons-nous traverser, avec une délicatesse infinie, ouverts dans le silence vivant, sans hargne. Nous ferons l'expérience alors que peu importent nos forces: la Sienne suffit. La Sienne suffit à faire terre pour nos coeurs déracinés. Et à nous rendre le Ciel.

 

Marie-Laure Choplin, Un cœur sans rempart 

Le beau est une graine en attente d'un regard qui le fera surgir, fleurir.

Les êtres et l'univers patientent en l'espérant.

 

Colette NYS-MAZURE, Secrète présence

Le temps n'est pas une courbe lisse

mais une série de cahots, de bonds et de pauses.

 

Niall Williams, Quatre lettres d'amour,  éd. Héloïse d'Omesson 

Il en faut pas prendre les enfants du Bon Dieu pour des canards sauvages

 

Proverbe français

 

L'homme est ce qu'il devient…

Dieu nous a donné à notre naissance une trame.

A nous de tisser notre drap, le plus fin

et le plus résistant possible.

Michel Peyramaure, écrivain

 

C'est quoi une vie d'homme ?

C'est le combat de l'ombre et de la lumière.

C'est une lutte entre l'espoir et le désespoir,

entre la lucidité et la ferveur.

Je suis du côté de l'espérance,

mais d'une espérance conquise, lucide,

hors de toute naïveté ?

Aimé Césaire (1913-2008)

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